Voyage en solitaire en Amazonie brésilienne
Brazil Voyage solo

Voyage en solitaire en Amazonie brésilienne

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Me voilà partie pour passer 4 mois sur la zone transfrontalière entre le Brésil et la Guyane française, à Macapa exactement, dans le cadre d’une mission anthropologie et tourisme de fin d’études.

La facilité aurait été de prendre l’avion de Cayenne à Macapa mais je décide d’explorer le terrain « en profondeur » et passer par voie terrestre en empruntant la BR 156, route mythique qui relie les deux villes. En bref, 600km de pistes dans la jungle.

Un couple d’amis français exilés en Guyane depuis quelques années qui m’ont accueilli 2 nuits sur Cayenne s’inquiètent un peu pour moi et décident de m’accompagner en voiture jusqu’à Saint-Georges. C’est parti pour 2h de route sur une belle, grande (et déserte) route goudronnée. La terre est d’un rouge magnifique et de chaque côté, la forêt à perte de vue. C’est grandiose.

 

Arrivée au fleuve, le décor change. Il y a l’armée, l’agitation, quelques prostituées et le majestueux fleuve Oiapoque.

Pour traverser, pas d’autre choix que la pirogue, je suis ravie de cet exotisme impromptu.

Passé le fleuve en quelques minutes, je foule la terre brésilienne pour la 1ère fois. Dépaysement garanti, comme un air d’Afrique en Amérique latine.

La nuit tombe et je ne suis pas du tout rassurée, je me trouve rapidement une sorte de motel au confort très basique. Sur les marches de l’entrée, une maman qui épouille sa fille, mèche par mèche. Ca donne le ton sur la propreté des lieux. Dans ma chambre, les draps sont tachés et le lit n’est pas vraiment fait. Ce soir là, je vais rester en position assise et ne pas fermer l’œil de la nuit.

Après cette longue nuit, il est temps d’embarquer dans le car qui m’amènera à destination. Je vais face à l’embarcadère pour prendre mon billet de bus.

On y va : 14h de pistes, entassée dans un bus rempli à raz bord avec mon gros sac à dos que je ne veux pas quitter. L’air est très très humide, c’est certainement dû à la forêt. Le bus glisse parfois sur la boue et à un moment, s’arrête en pleine forêt : un anaconda de 6m de long barre la route. Nous attendons donc que l’animal passe tranquillement.

Le périple continue lorsque la femme à côté de moi commence à vomir… Quel voyage épique ! Il reste 6h de route dans la jungle amazonienne. Heureusement, nous nous arrêtons régulièrement, à peu près toute les 2h, pour faire le plein de denrées locales et les pauses pipi aussi. Bizarrement, j’ai ni faim ni envie d’aller aux toilettes !

Je tente de discuter avec un passager qui parle un peu français, il m’explique que nous sommes chanceux car nous sommes en août et la saison des pluies n’a pas encore commencé. La piste devient impraticable quand il pleut car le bus s’enlise systématiquement et les ponts de bois sont difficilement franchissables.

Ouf, quelle aventure… Mon contact à Macapa me réceptionne et je me dis que j’ai bien de la chance d’avoir quelqu’un qui m’attend. Je commençais à manquer d’énergie.

Enfin, cela restera un souvenir à vie, une aventure exceptionnelle et si je peux vous conseiller, évitez à tout prix la saison des pluie (mai-juin), préférez le bus car les véhicules type 4×4 ne sont pas du tout fiables et ne voyagez surtout pas la nuit !

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